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ÉVÉNEMENTS

Le Beit Project vu par deux étudiants LLCER du cours de langue à la médiation citoyenne

Dans le cadre du projet FARO, auquel participe le Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), à travers l’implication de Mónica Esteves Reis, deux étudiants du Master LLCER ont effectué un stage de médiation culturelle au The Beit Project.


Entre ateliers à la Citadelle et rencontres avec des jeunes des quartiers marseillais, Amadou Baldé et Mamadou Diaby ont expérimenté, sous sa supervision, le passage de l’étude des langues et des cultures à une pratique de terrain où le patrimoine devient un outil concret de dialogue et de vivre‑ensemble.

article rédigé par

Mónica Esteves Reis, Lectrice, Master LLCER, DESU-Guide-interprète & guide-conférencier : responsable d'ingénierie en tourisme durable, Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), amU.


Valérie Caraguel, Coordinatrice du CIVIS OpenLab, amU.

Patrimoine, jeunesse et vivre‑ensemble : deux étudiants LLCER en stage au Beit Project



Dans le prolongement de la phase marseillaise du projet FARO (Ocean – Openness), deux étudiants du Master LLCER du Département d'Études Portugaises et Brésiliennes d'Aix‑Marseille Université, Amadou Baldé et Mamadou Diaby, ont effectué entre février et mars 2026 un stage de médiation culturelle au sein du Beit Project à Marseille. Sous l’encadrement de Mónica Esteves Reis, cette expérience articule formation en langues et cultures étrangères, éducation au patrimoine et lutte contre les discriminations.



Le Beit Project : une école nomade du vivre‑ensemble


Créé en 2011, le Beit Project développe une « école nomade » dans l'espace urbain, en utilisant les sites patrimoniaux comme lieux de rencontre entre jeunes de différents établissements scolaires et milieux sociaux. À Marseille, le projet s'inscrit dans le Plan national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations, et se déploie en partenariat avec des collèges et des acteurs locaux. Les ateliers invitent les élèves à interroger l'histoire des lieux, à discuter de mémoire, de coexistence et de citoyenneté, et à produire eux‑mêmes des formes de médiation.


Apprendre à médier : du savoir au dialogue


Les témoignages d'A. Baldé et de M. Diaby révèlent un déplacement profond de posture. A. Baldé explique :

« J'ai appris à utiliser un lieu comme la Citadelle de Marseille différemment – non pas seulement pour raconter son histoire, mais pour en faire un point de départ pour la réflexion et la discussion. »

M. Diaby résume ainsi le changement :

« J'ai compris qu'un site historique ne sert pas seulement à transmettre des informations, mais aussi à faire parler, penser et débattre. »

Les deux étudiants insistent également sur l'importance de la relation humaine avec les jeunes publics : écouter, accepter les silences et les réticences, adapter son discours au groupe, co‑construire le sens plutôt que de l’imposer. Pour eux, cette expérience a transformé l’image du « bon guide » : moins un expert qui parle, plus un médiateur qui crée les conditions permettant aux autres de prendre la parole.


Un travail rendu visible auprès du grand public


L'implication des deux étudiants ne s'est pas limitée au travail de terrain et à la formation réflexive. Leurs actions ont également été présentées dans plusieurs temps de restitution publique au cours du projet. Une première occasion a eu lieu le 1er avril, lors d'une soirée à Aix‑Marseille Université, où les projets portés par AMU ont été partagés avec d'autres initiatives participatives menées à Marseille.





Plus tard, une restitution locale s'est tenue le 30 avril, en présence des familles et d'élu·es de la Ville de Marseille, parmi lesquels Marie Batoux, déléguée aux luttes contre les discriminations, à l'égalité femmes‑hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes, et Amine Kessaci, délégué à la jeunesse, à la citoyenneté et à l'engagement.



Ce temps de clôture a renforcé l'ancrage local du projet et montré que le travail des étudiants faisait sens non seulement dans le cadre universitaire, mais aussi pour les familles, les acteurs civiques et un public plus large concerné par les questions de discrimination, de mémoire et de citoyenneté.


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