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- Le DEPB et Aix-Marseille Université à Lisbonne :BTL et Futurália 2026
Entre février et mars 2026, le Département d’Études Portugaises et Brésiliennes d’Aix‑Marseille Université a pris part à deux grands rendez-vous à Lisbonne : la BTL – Better Tourism Lisbon Travel Market et Futurália, salon majeur de l’éducation et de la formation au Portugal. Cette double présence, soutenue par Amidex et la Chaire Eduardo Lourenço, a permis de renforcer le rayonnement international des formations du département, de rencontrer des partenaires du secteur touristique et de dialoguer avec de futurs étudiants autour des études portugaises, des mobilités et des débouchés professionnels. article rédigé par Mónica Esteves Reis, Lectrice, Master LLCER, DESU-Guide-interprète & guide-conférencier : responsable d'ingénierie en tourisme durable, Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), amU. Stand de l'amU au salon BTL Stand de l'amU au salon Futurália Alors que l'année universitaire touche à sa fin et que le temps des cours laisse place au recul, il devient possible de revenir sur plusieurs actions menées ces derniers mois et d'en mesurer pleinement la portée. Entre février et mars 2026, le Département d'Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB) d'Aix-Marseille Université a ainsi été présent à Lisbonne lors de deux rendez-vous majeurs - la BTL 2026 et Futurália 2026 - qui ont permis de renforcer la visibilité internationale de ses formations, de développer des contacts professionnels et de mieux comprendre les évolutions des secteurs du tourisme, de l'enseignement supérieur et de la mobilité étudiante. Ces participations ont également illustré une ligne de travail de plus en plus affirmée au sein du DEPB : faire dialoguer formation, rayonnement international, observation des milieux professionnels et présence active sur les espaces où se rencontrent institutions, étudiants, partenaires et futurs publics. Ce retour sur la BTL et sur Futurália permet ainsi de mettre en lumière, de manière plus posée, le travail accompli tout au long de l'année par les équipes enseignantes et les étudiants mobilisés. Le DEPB et Aix-Marseille Université à la BTL 2026 : formation, partenariats et observation du marché touristique Le Département d'Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB) et Aix-Marseille Université ont participé à la BTL 2026 - Better Tourism Lisbon Travel Market, organisée à la FIL de Lisbonne du 25 février au 1er mars, afin de renforcer la visibilité internationale de leur offre de formation, de développer de nouveaux contacts pour les stages et les partenariats, et d'affiner leur connaissance du marché touristique contemporain. Cette présence s'inscrivait dans une stratégie plus large d'ouverture internationale et a bénéficié du soutien d'Amidex. Plus grand salon du tourisme au Portugal, la BTL constitue un espace privilégié de rencontre entre institutions, professionnels, territoires et acteurs de la formation. Pour le DEPB et Aix-Marseille Université, cette participation a permis de mieux positionner leurs diplômes dans un environnement international où les compétences linguistiques, interculturelles et patrimoniales occupent une place croissante, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la médiation et de la valorisation culturelle. Cette présence s'est déroulée parallèlement au voyage d'études au Portugal des étudiants de Master LLCER et des stagiaires du DESU, qui ont ainsi pu relier observation du terrain, formation académique et immersion dans les dynamiques professionnelles. À Lisbonne, ils ont suivi un programme de visites mené avec les historians spécialistes João Paulo Oliveira e Costa (NOVA/FCSH, Chaire UNESCO "Oceanos") et José Tavim (FLUL), qui leur ont proposé une lecture de la ville à travers le temps, les circulations culturelles et les différentes présences qui ont façonné son histoire. Le séjour a également été marqué par des visites d'étude consacrées à l'Arte Nova, à l'Art déco et au Português Suave, permettant d'articuler patrimoine, urbanisme et histoire culturelle. Les étudiants de Master et les stagiaires du DESU ont en outre apporté un soutien quotidien à la présence du stand d'Aix-Marseille Université, en contribuant à l'accueil, aux échanges avec le public et à la valorisation de la participation de l'université sur les réseaux sociaux. Promo Instagram au salon BTL Promo Instagram au salon Futurália Leur implication a donné à cette présence une dimension collective et formatrice, à la croisée de la représentation institutionnelle, de l'expérience professionnelle et de la médiation. La présence du DEPB s'est également prolongée sur le stand emploi, où l'université a pu observer de plus près les profils recherchés, les compétences valorisées et les évolutions du recrutement dans les métiers du tourisme. Cet espace a offert une occasion supplémentaire d'évaluer les attentes du secteur professionnel, de mesurer la place accordée aux compétences linguistiques et interculturelles, et de mieux situer les formations du département face aux transformations actuelles du marché de l'emploi touristique. À travers cette participation à la BTL, le DEPB et Aix-Marseille Université ont ainsi affirmé une ligne de travail fondée sur la circulation entre université, patrimoine, mobilité étudiante et monde professionnel. Dans un salon où se croisent innovation, attractivité territoriale et stratégies de développement, la présence universitaire a montré qu'une formation en études portugaises peut aussi se penser comme un espace d'expertise sur les transformations du tourisme culturel et international. Le DEPB remercie toutes les étudiantes et stagiaires qui ont soutenu, jour après jour, la présence du stand d'Aix‑Marseille Université à la BTL 2026, par leur disponibilité, leur professionnalisme et leur enthousiasme. Le DEPB et Aix-Marseille Université à Futurália 2026 : faire connaître l'offre de formation et rencontrer de futurs étudiants Quelques jours plus tard, le DEPB et Aix-Marseille Université ont également été présents à Futurália 2026, grand salon portugais consacré à l'enseignement supérieur, à la formation et à l'orientation, organisé à Lisbonne du 11 au 14 mars. Cette participation a permis de mieux faire connaître l'offre de formation du département auprès d'un public large de lycéens, d'étudiants et de familles, tout en renforçant sa visibilité dans un espace international de circulation des formations. Elle s'est inscrite avec le soutien de la Chaire Eduardo Lourenço, qui accompagne la valorisation des études portugaises et lusophones à Aix-Marseille Université. Dans ce cadre, la participation du DEPB a eu une double fonction : présenter ses cursus à de potentiels candidats et mieux cerner les attentes, les intérêts et les représentations des publics attirés par des parcours universitaires à dimension internationale. Cette présence s'est déployée aux côtés d'autres départements de langues d'Aix‑Marseille Université, dont les représentants se sont associés au DEPB pour assurer une valorisation commune et cohérente de l'offre de diplômes en langues de l'université, permettant ainsi de prendre place, de manière ciblée et visible, dans un espace stratégique pour le recrutement et l'orientation. Les échanges menés sur le salon ont mis en évidence non seulement l'intérêt constant pour des formations associant langues, cultures, mobilité et débouchés professionnels, mais aussi une curiosité réelle et diversifiée pour l'offre d'Aix‑Marseille Université bien au‑delà des seuls domaines des langues, littératures et cultures. Ce constat invite à réfléchir à une présence institutionnelle plus structurée dans les prochains salons internationaux au Portugal : pour répondre pleinement aux attentes d'un public aussi varié, la représentation physique de plusieurs départements et composantes de l'université s'avérerait non seulement souhaitable, mais véritablement stratégique, en cohérence avec l'ambition internationale portée par Aix‑Marseille Université. Dans ce contexte, Carla Le Tout, étudiante de L3 LLCER, a apporté un soutien particulièrement remarquable dans la promotion des diplômes, par la qualité de son engagement, son aisance dans les échanges avec le public et sa contribution à la valorisation des formations du département. Au-delà de la présentation des cursus, cette participation a permis d'affirmer une certaine idée de la formation universitaire : ouverte à l'international, attentive aux attentes des étudiants et capable d'articuler savoirs académiques, compétences linguistiques et perspectives professionnelles. Grâce à l'appui de la Chaire Eduardo Lourenço et à l'implication des personnes mobilisées sur place, le DEPB a ainsi renforcé sa présence dans un espace clé de rencontre avec de futurs étudiants et partenaires. Cliquez ici pour accéder au dossier de presse :
- Le Beit Project vu par deux étudiants LLCER du cours de langue à la médiation citoyenne
Dans le cadre du projet FARO, auquel participe le Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), à travers l’implication de Mónica Esteves Reis, deux étudiants du Master LLCER ont effectué un stage de médiation culturelle au The Beit Project. Entre ateliers à la Citadelle et rencontres avec des jeunes des quartiers marseillais, Amadou Baldé et Mamadou Diaby ont expérimenté, sous sa supervision, le passage de l’étude des langues et des cultures à une pratique de terrain où le patrimoine devient un outil concret de dialogue et de vivre‑ensemble. article rédigé par Mónica Esteves Reis, Lectrice, Master LLCER, DESU-Guide-interprète & guide-conférencier : responsable d'ingénierie en tourisme durable, Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), amU. Valérie Caraguel, Coordinatrice du CIVIS OpenLab, amU. Patrimoine, jeunesse et vivre‑ensemble : deux étudiants LLCER en stage au Beit Project Dans le prolongement de la phase marseillaise du projet FARO (Ocean – Openness), deux étudiants du Master LLCER du Département d'Études Portugaises et Brésiliennes d'Aix‑Marseille Université, Amadou Baldé et Mamadou Diaby, ont effectué entre février et mars 2026 un stage de médiation culturelle au sein du Beit Project à Marseille. Sous l’encadrement de Mónica Esteves Reis, cette expérience articule formation en langues et cultures étrangères, éducation au patrimoine et lutte contre les discriminations. Le Beit Project : une école nomade du vivre‑ensemble Créé en 2011, le Beit Project développe une « école nomade » dans l'espace urbain, en utilisant les sites patrimoniaux comme lieux de rencontre entre jeunes de différents établissements scolaires et milieux sociaux. À Marseille, le projet s'inscrit dans le Plan national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations, et se déploie en partenariat avec des collèges et des acteurs locaux. Les ateliers invitent les élèves à interroger l'histoire des lieux, à discuter de mémoire, de coexistence et de citoyenneté, et à produire eux‑mêmes des formes de médiation. Apprendre à médier : du savoir au dialogue Les témoignages d'A. Baldé et de M. Diaby révèlent un déplacement profond de posture. A. Baldé explique : « J'ai appris à utiliser un lieu comme la Citadelle de Marseille différemment – non pas seulement pour raconter son histoire, mais pour en faire un point de départ pour la réflexion et la discussion. » M. Diaby résume ainsi le changement : « J'ai compris qu'un site historique ne sert pas seulement à transmettre des informations, mais aussi à faire parler, penser et débattre. » Les deux étudiants insistent également sur l'importance de la relation humaine avec les jeunes publics : écouter, accepter les silences et les réticences, adapter son discours au groupe, co‑construire le sens plutôt que de l’imposer. Pour eux, cette expérience a transformé l’image du « bon guide » : moins un expert qui parle, plus un médiateur qui crée les conditions permettant aux autres de prendre la parole. Un travail rendu visible auprès du grand public L'implication des deux étudiants ne s'est pas limitée au travail de terrain et à la formation réflexive. Leurs actions ont également été présentées dans plusieurs temps de restitution publique au cours du projet. Une première occasion a eu lieu le 1er avril, lors d'une soirée à Aix‑Marseille Université, où les projets portés par AMU ont été partagés avec d'autres initiatives participatives menées à Marseille. Plus tard, une restitution locale s'est tenue le 30 avril, en présence des familles et d'élu·es de la Ville de Marseille, parmi lesquels Marie Batoux, déléguée aux luttes contre les discriminations, à l'égalité femmes‑hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes, et Amine Kessaci, délégué à la jeunesse, à la citoyenneté et à l'engagement. Ce temps de clôture a renforcé l'ancrage local du projet et montré que le travail des étudiants faisait sens non seulement dans le cadre universitaire, mais aussi pour les familles, les acteurs civiques et un public plus large concerné par les questions de discrimination, de mémoire et de citoyenneté. Cliquez ici pour accéder au dossier de presse
- Restitution publique « Ambassadeurs Citoyens »
Inscrite dans la phase « Ocean (Openness) » du projet FARO, menée à Marseille sous l’égide d’Aix‑Marseille Université, la restitution publique du programme Ambassadeurs Citoyens au Musée d’Histoire de Marseille a rassemblé les voix de Noailles, d’Air Bel, des Bourrély et de Frais Vallon. Mónica Esteves Reis, lectrice au Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB) et participant au projet FARO, a contribué à relier ces expériences de terrain aux réflexions de la Chaire Eduardo Lourenço, montrant comment le patrimoine devient un lieu de dialogue entre recherche, mémoire et engagement citoyen. article rédigé par Mónica Esteves Reis, Lectrice, Master LLCER, DESU-Guide-interprète & guide-conférencier : responsable d'ingénierie en tourisme durable, Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), amU. Prosper Wanner, Enseignant, Master Médiation Culturelle des Arts, Coordonnateur du projet Ambassadeurs citoyens, amU. Valérie Caraguel, Coordinatrice du CIVIS OpenLab, amU. Ambassadeurs Citoyens : le patrimoine en partage au Musée d'Histoire de Marseille Le Musée d'Histoire de Marseille a accueilli, ce mercredi 1er avril 2026, la restitution publique du programme Ambassadeurs Citoyens, événement central de la phase marseillaise du projet FARO, une initiative CIVIS Open Lab. Cette phase finale, intitulée « Ocean (Openness) », est portée localement par Aix‑Marseille Université, à travers le CIVIS Open Lab, le Département de Médiation Culturelle, dirigé par Judith Dehail et responsable de l'encadrement des projets étudiants via Prosper Wanner. Étudiants de Master, habitantes des quartiers de Noailles, d'Air Bel, des Bourelly et de Frais Vallon, médiateurs culturels, partenaires institutionnels et associations de terrain y ont partagé les résultats d'une année de travail sur la médiation patrimoniale en contexte urbain. Le projet FARO : de Bucarest à Marseille, quatre villes, quatre phases Inscrit dans l'Alliance universitaire européenne CIVIS, le projet FARO a exploré, dans quatre villes, comment la Convention‑cadre du Conseil de l'Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (Convention de Faro, 2005) peut inspirer des approches inclusives et communautaires du patrimoine urbain : University of Bucharest | Bucarest - Flow (Acknowledgment) : identité historique et minorités dans la fabrique de la ville. Universidad Autónoma de Madrid | Madrid - Aquifer (Documentation) : multilinguisme et discours comme patrimoines. Sapienza Roma | Rome - Ripple (Integration) : muséographie participative et patrimoines difficiles. Aix-Marseille Université | Marseille - Ocean (Openness) : engagement civique, balades urbaines et médiation publique du patrimoine. À Marseille, cette phase Ocean vise à « faire sortir » le patrimoine de l'université pour le travailler avec les écoles, les associations et les habitants, à travers des balades urbaines, des ateliers et un événement final ouvert au public. Marseille et l'Hôtel du Nord et la Convention de Faro La restitution s'est ouverte par une présentation de la Coopérative d’habitant·es Hôtel du Nord, qui a raconté sa mission d'ouverture d’un fond coopératif d'archives populaires en 2025 : documents, témoignages et traces de la vie quotidienne et des luttes sociales dans les quartiers marseillais. L'objectif, affirmé avec force, est de rendre visible la coopérative des habitant·es à la fabrique patrimoniale : « Le patrimoine, c'est le vôtre. » La Ville de Marseille a annoncé La Folle Histoire de Marseille, un festival d'histoire publique prévu en novembre, pensé comme un moment fort de partage avec un public urbain élargi. Il a été confirmé que le conseil municipal de la Ville de Marseille a officiellement adhéré, en juillet 2025, aux principes de la Convention de Faro, donnant un cadre politique aux initiatives patrimoniales menées avec les communautés patrimoniales. Quatre projets étudiants, un partenariat avec le DNMADE Les étudiants du Master M2diation Culturelle des Arts ont présenté leurs projets de l'année, co‑construits avec des habitant·e·s et centres sociaux de différents quartiers marseillais. Ces projets ont bénéficié d'un partenariat avec le DNMADE – Diplôme National des Métiers d'Art et du Design, mentions graphisme et numérique – dont les étudiants ont contribué à la conception des productions graphiques et numériques. Balade Matrimoniale – Noailles (de)construction proposait un parcours dans le quartier de Noailles autour d'un fil conceptuel : la relation entre patrimoine et matrimoine, entendu comme l'héritage transmis par les femmes à travers la mémoire, les savoirs et le soin. Co‑élaborée au fil de séances bi‑hebdomadaires avec des résidents, des recherches d'archives et des entretiens, la balade traversait cinq sites : La place des Capucins, où une statue de la Paix, dissonante par l'absence de son contexte lié à l'esclavage, ouvre une réflexion sur les mémoires invisibilisées. La Halle Delacroix, ancien espace des poissonnières – un exemple de matrimoine immatériel, présence féminine effacée de l'histoire officielle du lieu. La place du 5 Novembre, site du drame du mal-logement et de l'effondrement de 2018, dont le changement de nom fut quasiment imposé par les actions militantes des habitant·e·s face à l'abandon des services publics. La rue de l'Arc, première rue végétalisée de Marseille, marquée par un tissu associatif fort. Le domaine Ventre, ancienne route du XIXe siècle dédiée au travail du bois, aujourd'hui privatisée, qui pose la question de l'accès à un patrimoine devenu invisible. Le fil rouge de la balade est emprunté aux Contes de Broca - « L'eau qui rend invisible » -, reliant le visible et l'invisible, l'audible et l'inaudible tout au long du parcours. Les productions incluent des documents d'archives, un livret pédagogique et, en collaboration avec les étudiants du DNMADE, une bande défilée numérique. Air Porte – Voyages dans les époques d'Air Bel se déroulait dans le quartier d'Air Bel, construit en 1969, aujourd'hui marqué par la dégradation du bâti, l'isolement social et une notoriété liée au trafic de drogue. La porte y servait de fil narratif : seuil, frontière, passage entre époques, espaces et individus. Du fait de la difficulté à rencontrer régulièrement les habitants, le travail a été complété par les archives existantes. Le parcours s'articulait autour de six sites : Le plateau d'Air Bel, point de départ et espace d'écoute de récits d'enfants et de parole de Rap sur le quartier. Le jardin partagé, où le paradoxe d'un espace « partagé » mais à la porte cadenassée fut mis en scène comme outil de médiation. La Villa Air Bel, bastide où des artistes surréalistes - Max Ernst, André Masson, Wilfredo Lam, Marcel Duchamp, Jacques Hérold, Victor Brauner et André Breton - trouvèrent refuge en 1940 avant d'être exfiltrés vers les États‑Unis. Pont/Porte, un atelier d'écriture autour du seuil et de l'ouverture. La place du Marché, espace peu approprié par les résidents, transformé en lieu de médiation. Le Centre Social, espace final de partage et de réflexion collective. Les productions comprennent un livret pédagogique, un carnet d'archives et, en partenariat avec les étudiants du DNMADE, une bande défilée – bande dessinée horizontale et numérique – dans laquelle un chat (personnage neutre et non genré) se balade dans le passé (rencontre avec les surréalistes), le présent (avec les habitants) et le futur. L'équipe a présenté une auto‑évaluation lucide : la nécessité d'anticiper le calendrier du Ramadan, l'importance d'intégrer dès le départ les calendriers communautaires, et la difficulté de coordination avec certaines associations locales qui souhaitaient être davantage consultées sur les décisions touchant leur quartier. Les Bourrély, quartier voisin de Septèmes-les-Vallons aux portes de Marseille, est passé d'un paysage rural à un ensemble bâti dans les années 1960‑1970, marqué par l'arrivée de populations migrantes et par la précarisation liée au manque d'entretien. La balade des gens heureux s'est appuyée sur une enquête de terrain (entraide informelle, usages des espaces) et sur le fonds d’archives Colette Quarante, constitué par une institutrice Freinet à partir d'albums et journaux scolaires. Le parcours reliait quelques lieux clés: l'église, comme espace de socialisation interreligieuse ; unLe bastide et ses câpriers, rappel de la ruralité ; le terrain de pétanque, où l'urbanisation était racontée par des poèmes d'enfants ; et l'école, évoquée par des photos de fanfare et de majorettes. La restitution a pris la forme d'une fête de quartier combinant atelier pizzas, fresque collective sur « Les Bourrély idéal », photo, radio et jeux en bois, afin de favoriser les rencontres. Les supports produits incluent une bande défilée Mémoire des Bourrély, conçue comme une quête d'objets dans le quartier et dominée par la couleur orange, ainsi qu'un guide pratique Comment faire l'archive de son quartier. Les Ambassadrices de Frais Vallon : quand le patrimoine change des vies Le moment le plus marquant de la séance est venu des Ambassadrices de Frais Vallon, un groupe de femmes du quartier qui ont pris la parole publiquement, pour beaucoup pour la première fois, pour raconter leur engagement dans le programme. Elles avaient suivi des ateliers de prise de parole, de recherche en archives, de mémoire de quartier et de récit collectif, mêlant culture, jardinage, cuisine et réflexion partagée. L'une d'elles a décrit son quartier comme « vivant et cher à son cœur » : « Ici, différentes ethnies se rencontrent et nous sommes toutes égales. » Une autre a évoqué sa propre transformation : « Le problème, c'est que je n'avais pas confiance en moi, mais votre persévérance m'a permis d'être ici, en train de parler. Maintenant je connais plus de gens. Avant, je n'étais pas intéressée. Je vivais dans le quartier et ça me suffisait. Aujourd'hui je ne suis plus seule, je ne suis plus enfermée chez moi, et je veux retrouver cette nouvelle famille que j'ai rencontrée. Notre quartier est le meilleur de Marseille. » Une troisième a résumé : « J'ai investi dans ce projet parce qu'il rend quelque chose, quelque chose pour l'avenir. » Ces paroles montrent que les résultats les plus durables du projet FARO à Marseille ne sont pas seulement des outils ou des parcours, mais des transformations humaines – confiance retrouvée, liens tissés, fierté réaffirmée. AMU et la formation des médiateurs Judith Dehail, directrice du Département de Médiation Culturelle des Arts d'AMU, a présenté l’actualisation de la maquette pédagogique, plaçant la coopération, le droit au patrimoine et les partenariats de terrain au cœur de la formation de Master. Elle a confirmé la volonté de poursuivre ces collaborations afin de continuer à faire de Marseille un véritable laboratoire vivant des principes de la Convention de Faro. Cliquez ici pour accéder au dossier de presse
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- Visites Touristiques (List) | Chaire E. Lourenço
VISITES TOURISTIQUES Cette page réunit une partie des travaux réaliser par les étudiants de Master du DEPB, ceux-là étant des présentations de visites guidées sous formes de vidéos, sur les différentes sorties d’études au cours de chaque année universitaire. Chercher Type de Parcour Tout Heritage et Litterature Chercher Nombre de visites touristiques sur cette recherche : 2 Heritage et Litterature 18 avril 2021 Visita Marselha: Saint-Victor Mot-clés Place(s) Arte Românica, Marseille, Gastronomia Vieux Port, Rua Sainte, Abadia Saint-Victor e cripta da abadia, Praça Saint-Victor, Four des NaveIes. Heritage et Litterature 11 juin 2021 O Monte Cristo e Abade Faria Mot-clés Place(s) Abade Faria, Conde de Monte Cristo, Castelo d'If, Marseille, Visite Touristique Vieux Port, Rua Sainte, Abadia Saint-Victor e cripta da abadia, Praça Saint-Victor, Four des NaveIes.
- Les fruits brésiliens dans l’iconographie (XVIe - XXe siècles) | Chaire E. Lourenço
Project et Mémoires < Retour Les fruits brésiliens dans l’iconographie (XVIe - XXe siècles) Entre exotisme et identité Master 2 Aire Culturelle Romane, Spécialisation portugais Karine Lehmann 2006-07 Fruits, exotisme Mot-Clés Français Langue Description L’image, la représentation d’un « ailleurs édénique », prirent dans l’Histoire de notre civilisation une place importante depuis les premiers voyages des Européens, en particulier ceux qui concernent le Nouveau Monde. De Marco Polo, dont les voyages en Extrême-Orient vers 1275 créèrent une des premières références dans la perception de l’Autre, à Claude Lévi-Strauss ou Pierre Verger, qui donnèrent une nouvelle approche anthropologique de l’Amérique des années 1950 (pour l’essentiel, des différents peuples qui composent la culture brésilienne), des témoignages nous sont parvenus : en littérature, à travers des récits de missionnaires, carnets de voyages, explorations scientifiques ; en images, qu’il s’agisse de descriptions naturalistes, missions artistiques, séjours officiels ou à titre personnel ; ou encore par la photographie (ethnologues à la recherche des dernières peuplades isolées, romantiques poursuivant leur idéal ou journalistes en reportages). (...) Fichier: https://6b5fae3d-cdca-4cd0-a9b4-c8f969f827ce.filesusr.com/ugd/8ec59f_6203ba30511540edad708badd1a25b32.pdf
- Bibliothéque Eduardo Lourenço
BIBLIOTHÈQUE EDUARDO LOURENÇO RETOURNER A RESSOURCES Suivez Âncora Biblioteque Sauvegarde et Réorganisation Bibliothèque du Département de Portugais à Aix-en-Provence Le Catalogage La Collection Thématique En 2013, dans le cadre des grands travaux de rénovation entrepris par l'Université d'Aix-Marseille, il nous a été demandé de trier et déplacer notre bibliothèque. Ce fonds, l'un des plus anciens et complets de France dans le domaine des études portugaises, comprenait plus de 30 000 ouvrages, qui ont dû être entreposés en différents lieux. Malheureusement, jusqu'à ce jour, une partie de ces livres est restée dans des cartons, faute d'un espace adapté pour les rendre accessibles à nos étudiants, enseignants et chercheurs. Cependant, à la rentrée de cette année, l'Université nous a attribué une salle dédiée où nous travaillons activement à l'installation et au catalogage de notre bibliothèque. Nous avons entrepris un recensement complet des ouvrages, avec l'outil Zotero, et prévoyons de rendre le catalogue accessible en ligne, afin de faciliter les recherches à distance. Les usagers pourront ensuite consulter les documents sur place. Grâce au soutien de la Chaire Eduardo Lourenço, deux étudiants ont été recrutés pour assurer le travail de catalogage et d'organisation des ouvrages. La Chaire, avec l'appui des enseignants et stagiaires, envisage également d’ouvrir ses locaux pour des activités futures. Le catalogue des ouvrages disponibles ainsi que les horaires de consultation seront prochainement mis à disposition sur cette page. De plus, pour les personnes dans l'impossibilité de se déplacer, nous pourrons offrir un service de numérisation partielle des documents. Du fait de l’espace limité, certains ouvrages ont été donnés à d’autres institutions, et un projet de numérisation des mémoires de Master, produits depuis la création du Département de Portugais en 1970, est actuellement en cours. En 2024, le site web du Département est en cours de restructuration afin d'optimiser l'accès aux ressources disponibles. Cette modernisation permettra une meilleure organisation du catalogue et une utilisation plus efficace de la bibliothèque par l’ensemble de nos usagers. BIBLIOTHÈQUE EDUARDO LOURENÇO Le Catalogage Jusqu'à présent, la consultation des ouvrages s’effectuait via le catalogue Zotero. Cependant, la Chaire Eduardo Lourenço a entrepris une modernisation du système de consultation afin de permettre un accès plus rapide et plus fluide à la collection. Pour les usagers intéressés, le catalogue Zotero actuel peut être mis à disposition sur inscription préalable. N'hésitez pas à nous contacter pour obtenir plus d’informations et accéder aux ressources. Grâce à l'attribution récente d'un espace dédié par l'Université, la bibliothèque est en cours d'installation et nous poursuivons activement les travaux de catalogage. Une fois finalisé, le nouveau système de consultation sera mis en ligne et accessible à distance, offrant une plus grande flexibilité de recherche. Le catalogue complet, ainsi que les horaires de consultation sur place, seront prochainement disponibles sur cette page. Un service de numérisation partielle des ouvrages sera également proposé pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer. BIBLIOTHÈQUE EDUARDO LOURENÇO La Collection Thématique La Bibliothèque se subdivise en 5 grandes aires : LITTÉRATURE | PORTUGAL/BRÉSIL/AFRIQUE ET ASIE PORTUGAISES HISTOIRE ET MONDE CONTEMPORAIN HISTOIRE D'ART DICTIONAIRES ET GRAMMAIRES BIBLIOTHÈQUE MULTIMÉDIA LITTÉRATURE – PORTUGAL / BRÉSIL / AFRIQUE ET ASIE PORTUGAISES | 10000 ouvrages et revues Littérature du Portugal + critique littéraire – Nous avons une collection quasi complète des grandes œuvres de la littérature portugaise du Moyen-âge au XXe siècle. Environ 2000 ouvrages Littérature du Brésil – La plus riche collection de France après celle de la bibliothèque de Portugais de Paris III-Paris IV – Elle concerne la littérature du XIXe et surtout XXe siècles Brésiliens, avec quelques éditions originales pour les ouvrages du XXe siècle. Environ 2000 ouvrages Littérature africaine : un petit patrimoine, mais composé d’éditions originales des années 1760 et 1760 – époque des guerres coloniales et luttes pour les indépendances + premières éditions dans pays indépendants.





