RECHERCHER DANS LA CHAIRE
Recherchez ici
Par mot-clé, date, tag, titre ou nom, retrouvez toutes les données publiées sur notre site web. Pour du contenu multimédia, recherchez aussi directement sur notre chaîne YouTube.
Search this site
117 résultats trouvés avec une recherche vide
- Inauguration de l’exposition à la MMSH | Chansons de l’exil portugais à l’aube de la Révolution des œillets (1974)
Entrée libre | Inauguration de l’exposition le mercredi 17 juin 2026 à 18h00 Un apéritif sera offert par le Consulat général de Portugal à Marseille, à l’issue de la visite commentée par Agnès PELLERIN (INET-md/ / NOVA FCSH). Cette exposition documentaire porte sur la vaste constellation de chansons nées de l’exil massif des Portugais en France sous la dictature de l’Estado novo (1933-1974) et en particulier les chanteurs issus de la jeune génération opposée aux guerres coloniales des années 60 et 70. Engagés dans les réseaux de l’immigration fuyant la pauvreté et l’oppression, ils développent une activité musicale au carrefour de nombreuses influences internationales. José Mário Branco, José Afonso et Francisco Fanhais (1971). Photo prise en 1971 par Patrick Ullmann, lors de l'enregistrement de l'album « Cantigas do Maio » de José Afonso, au Strawberry Studio à Herouville (France) L’exposition est organisée dans le cadre du projet universitaire EXIMUS – Musique et Exil, dont l’objectif est d’étudier les interactions entre exil et création musicale, et de sensibiliser aux défis contemporains de la mémoire de la résistance à ce qui fut la plus longue dictature d’Europe au XXe siècle. Composée de treize panneaux incluant une cinquantaine d’illustrations (pochettes de disques, tracts, photographies), elle est accompagnée d’une liste de morceaux en ligne permettant l’accès à des extraits sonores et traductions. Liste de morceaux accompagnant l’exposition ici Date 17 Juin 2026 Heure 18h00 - 20h00 Lieu Mmsh, 5 Rue Château de l'Horloge, 13090 Aix-en-Provence
- Le DEPB et Aix-Marseille Université à Lisbonne :BTL et Futurália 2026
Entre février et mars 2026, le Département d’Études Portugaises et Brésiliennes d’Aix‑Marseille Université a pris part à deux grands rendez-vous à Lisbonne : la BTL – Better Tourism Lisbon Travel Market et Futurália, salon majeur de l’éducation et de la formation au Portugal. Cette double présence, soutenue par Amidex et la Chaire Eduardo Lourenço, a permis de renforcer le rayonnement international des formations du département, de rencontrer des partenaires du secteur touristique et de dialoguer avec de futurs étudiants autour des études portugaises, des mobilités et des débouchés professionnels. article rédigé par Mónica Esteves Reis, Lectrice, Master LLCER, DESU-Guide-interprète & guide-conférencier : responsable d'ingénierie en tourisme durable, Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), amU. Stand de l'amU au salon BTL Stand de l'amU au salon Futurália Alors que l'année universitaire touche à sa fin et que le temps des cours laisse place au recul, il devient possible de revenir sur plusieurs actions menées ces derniers mois et d'en mesurer pleinement la portée. Entre février et mars 2026, le Département d'Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB) d'Aix-Marseille Université a ainsi été présent à Lisbonne lors de deux rendez-vous majeurs - la BTL 2026 et Futurália 2026 - qui ont permis de renforcer la visibilité internationale de ses formations, de développer des contacts professionnels et de mieux comprendre les évolutions des secteurs du tourisme, de l'enseignement supérieur et de la mobilité étudiante. Ces participations ont également illustré une ligne de travail de plus en plus affirmée au sein du DEPB : faire dialoguer formation, rayonnement international, observation des milieux professionnels et présence active sur les espaces où se rencontrent institutions, étudiants, partenaires et futurs publics. Ce retour sur la BTL et sur Futurália permet ainsi de mettre en lumière, de manière plus posée, le travail accompli tout au long de l'année par les équipes enseignantes et les étudiants mobilisés. Le DEPB et Aix-Marseille Université à la BTL 2026 : formation, partenariats et observation du marché touristique Le Département d'Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB) et Aix-Marseille Université ont participé à la BTL 2026 - Better Tourism Lisbon Travel Market, organisée à la FIL de Lisbonne du 25 février au 1er mars, afin de renforcer la visibilité internationale de leur offre de formation, de développer de nouveaux contacts pour les stages et les partenariats, et d'affiner leur connaissance du marché touristique contemporain. Cette présence s'inscrivait dans une stratégie plus large d'ouverture internationale et a bénéficié du soutien d'Amidex. Plus grand salon du tourisme au Portugal, la BTL constitue un espace privilégié de rencontre entre institutions, professionnels, territoires et acteurs de la formation. Pour le DEPB et Aix-Marseille Université, cette participation a permis de mieux positionner leurs diplômes dans un environnement international où les compétences linguistiques, interculturelles et patrimoniales occupent une place croissante, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la médiation et de la valorisation culturelle. Cette présence s'est déroulée parallèlement au voyage d'études au Portugal des étudiants de Master LLCER et des stagiaires du DESU, qui ont ainsi pu relier observation du terrain, formation académique et immersion dans les dynamiques professionnelles. À Lisbonne, ils ont suivi un programme de visites mené avec les historians spécialistes João Paulo Oliveira e Costa (NOVA/FCSH, Chaire UNESCO "Oceanos") et José Tavim (FLUL), qui leur ont proposé une lecture de la ville à travers le temps, les circulations culturelles et les différentes présences qui ont façonné son histoire. Le séjour a également été marqué par des visites d'étude consacrées à l'Arte Nova, à l'Art déco et au Português Suave, permettant d'articuler patrimoine, urbanisme et histoire culturelle. Les étudiants de Master et les stagiaires du DESU ont en outre apporté un soutien quotidien à la présence du stand d'Aix-Marseille Université, en contribuant à l'accueil, aux échanges avec le public et à la valorisation de la participation de l'université sur les réseaux sociaux. Promo Instagram au salon BTL Promo Instagram au salon Futurália Leur implication a donné à cette présence une dimension collective et formatrice, à la croisée de la représentation institutionnelle, de l'expérience professionnelle et de la médiation. La présence du DEPB s'est également prolongée sur le stand emploi, où l'université a pu observer de plus près les profils recherchés, les compétences valorisées et les évolutions du recrutement dans les métiers du tourisme. Cet espace a offert une occasion supplémentaire d'évaluer les attentes du secteur professionnel, de mesurer la place accordée aux compétences linguistiques et interculturelles, et de mieux situer les formations du département face aux transformations actuelles du marché de l'emploi touristique. À travers cette participation à la BTL, le DEPB et Aix-Marseille Université ont ainsi affirmé une ligne de travail fondée sur la circulation entre université, patrimoine, mobilité étudiante et monde professionnel. Dans un salon où se croisent innovation, attractivité territoriale et stratégies de développement, la présence universitaire a montré qu'une formation en études portugaises peut aussi se penser comme un espace d'expertise sur les transformations du tourisme culturel et international. Le DEPB remercie toutes les étudiantes et stagiaires qui ont soutenu, jour après jour, la présence du stand d'Aix‑Marseille Université à la BTL 2026, par leur disponibilité, leur professionnalisme et leur enthousiasme. Le DEPB et Aix-Marseille Université à Futurália 2026 : faire connaître l'offre de formation et rencontrer de futurs étudiants Quelques jours plus tard, le DEPB et Aix-Marseille Université ont également été présents à Futurália 2026, grand salon portugais consacré à l'enseignement supérieur, à la formation et à l'orientation, organisé à Lisbonne du 11 au 14 mars. Cette participation a permis de mieux faire connaître l'offre de formation du département auprès d'un public large de lycéens, d'étudiants et de familles, tout en renforçant sa visibilité dans un espace international de circulation des formations. Elle s'est inscrite avec le soutien de la Chaire Eduardo Lourenço, qui accompagne la valorisation des études portugaises et lusophones à Aix-Marseille Université. Dans ce cadre, la participation du DEPB a eu une double fonction : présenter ses cursus à de potentiels candidats et mieux cerner les attentes, les intérêts et les représentations des publics attirés par des parcours universitaires à dimension internationale. Cette présence s'est déployée aux côtés d'autres départements de langues d'Aix‑Marseille Université, dont les représentants se sont associés au DEPB pour assurer une valorisation commune et cohérente de l'offre de diplômes en langues de l'université, permettant ainsi de prendre place, de manière ciblée et visible, dans un espace stratégique pour le recrutement et l'orientation. Les échanges menés sur le salon ont mis en évidence non seulement l'intérêt constant pour des formations associant langues, cultures, mobilité et débouchés professionnels, mais aussi une curiosité réelle et diversifiée pour l'offre d'Aix‑Marseille Université bien au‑delà des seuls domaines des langues, littératures et cultures. Ce constat invite à réfléchir à une présence institutionnelle plus structurée dans les prochains salons internationaux au Portugal : pour répondre pleinement aux attentes d'un public aussi varié, la représentation physique de plusieurs départements et composantes de l'université s'avérerait non seulement souhaitable, mais véritablement stratégique, en cohérence avec l'ambition internationale portée par Aix‑Marseille Université. Dans ce contexte, Carla Le Tout, étudiante de L3 LLCER, a apporté un soutien particulièrement remarquable dans la promotion des diplômes, par la qualité de son engagement, son aisance dans les échanges avec le public et sa contribution à la valorisation des formations du département. Au-delà de la présentation des cursus, cette participation a permis d'affirmer une certaine idée de la formation universitaire : ouverte à l'international, attentive aux attentes des étudiants et capable d'articuler savoirs académiques, compétences linguistiques et perspectives professionnelles. Grâce à l'appui de la Chaire Eduardo Lourenço et à l'implication des personnes mobilisées sur place, le DEPB a ainsi renforcé sa présence dans un espace clé de rencontre avec de futurs étudiants et partenaires. Cliquez ici pour accéder au dossier de presse :
- Le Beit Project vu par deux étudiants LLCER du cours de langue à la médiation citoyenne
Dans le cadre du projet FARO, auquel participe le Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), à travers l’implication de Mónica Esteves Reis, deux étudiants du Master LLCER ont effectué un stage de médiation culturelle au The Beit Project. Entre ateliers à la Citadelle et rencontres avec des jeunes des quartiers marseillais, Amadou Baldé et Mamadou Diaby ont expérimenté, sous sa supervision, le passage de l’étude des langues et des cultures à une pratique de terrain où le patrimoine devient un outil concret de dialogue et de vivre‑ensemble. article rédigé par Mónica Esteves Reis, Lectrice, Master LLCER, DESU-Guide-interprète & guide-conférencier : responsable d'ingénierie en tourisme durable, Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), amU. Valérie Caraguel, Coordinatrice du CIVIS OpenLab, amU. Patrimoine, jeunesse et vivre‑ensemble : deux étudiants LLCER en stage au Beit Project Dans le prolongement de la phase marseillaise du projet FARO (Ocean – Openness), deux étudiants du Master LLCER du Département d'Études Portugaises et Brésiliennes d'Aix‑Marseille Université, Amadou Baldé et Mamadou Diaby, ont effectué entre février et mars 2026 un stage de médiation culturelle au sein du Beit Project à Marseille. Sous l’encadrement de Mónica Esteves Reis, cette expérience articule formation en langues et cultures étrangères, éducation au patrimoine et lutte contre les discriminations. Le Beit Project : une école nomade du vivre‑ensemble Créé en 2011, le Beit Project développe une « école nomade » dans l'espace urbain, en utilisant les sites patrimoniaux comme lieux de rencontre entre jeunes de différents établissements scolaires et milieux sociaux. À Marseille, le projet s'inscrit dans le Plan national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations, et se déploie en partenariat avec des collèges et des acteurs locaux. Les ateliers invitent les élèves à interroger l'histoire des lieux, à discuter de mémoire, de coexistence et de citoyenneté, et à produire eux‑mêmes des formes de médiation. Apprendre à médier : du savoir au dialogue Les témoignages d'A. Baldé et de M. Diaby révèlent un déplacement profond de posture. A. Baldé explique : « J'ai appris à utiliser un lieu comme la Citadelle de Marseille différemment – non pas seulement pour raconter son histoire, mais pour en faire un point de départ pour la réflexion et la discussion. » M. Diaby résume ainsi le changement : « J'ai compris qu'un site historique ne sert pas seulement à transmettre des informations, mais aussi à faire parler, penser et débattre. » Les deux étudiants insistent également sur l'importance de la relation humaine avec les jeunes publics : écouter, accepter les silences et les réticences, adapter son discours au groupe, co‑construire le sens plutôt que de l’imposer. Pour eux, cette expérience a transformé l’image du « bon guide » : moins un expert qui parle, plus un médiateur qui crée les conditions permettant aux autres de prendre la parole. Un travail rendu visible auprès du grand public L'implication des deux étudiants ne s'est pas limitée au travail de terrain et à la formation réflexive. Leurs actions ont également été présentées dans plusieurs temps de restitution publique au cours du projet. Une première occasion a eu lieu le 1er avril, lors d'une soirée à Aix‑Marseille Université, où les projets portés par AMU ont été partagés avec d'autres initiatives participatives menées à Marseille. Plus tard, une restitution locale s'est tenue le 30 avril, en présence des familles et d'élu·es de la Ville de Marseille, parmi lesquels Marie Batoux, déléguée aux luttes contre les discriminations, à l'égalité femmes‑hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes, et Amine Kessaci, délégué à la jeunesse, à la citoyenneté et à l'engagement. Ce temps de clôture a renforcé l'ancrage local du projet et montré que le travail des étudiants faisait sens non seulement dans le cadre universitaire, mais aussi pour les familles, les acteurs civiques et un public plus large concerné par les questions de discrimination, de mémoire et de citoyenneté. Cliquez ici pour accéder au dossier de presse
- Restitution publique « Ambassadeurs Citoyens »
Inscrite dans la phase « Ocean (Openness) » du projet FARO, menée à Marseille sous l’égide d’Aix‑Marseille Université, la restitution publique du programme Ambassadeurs Citoyens au Musée d’Histoire de Marseille a rassemblé les voix de Noailles, d’Air Bel, des Bourrély et de Frais Vallon. Mónica Esteves Reis, lectrice au Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB) et participant au projet FARO, a contribué à relier ces expériences de terrain aux réflexions de la Chaire Eduardo Lourenço, montrant comment le patrimoine devient un lieu de dialogue entre recherche, mémoire et engagement citoyen. article rédigé par Mónica Esteves Reis, Lectrice, Master LLCER, DESU-Guide-interprète & guide-conférencier : responsable d'ingénierie en tourisme durable, Département d’Études Portugaises et Brésiliennes (DEPB), amU. Prosper Wanner, Enseignant, Master Médiation Culturelle des Arts, Coordonnateur du projet Ambassadeurs citoyens, amU. Valérie Caraguel, Coordinatrice du CIVIS OpenLab, amU. Ambassadeurs Citoyens : le patrimoine en partage au Musée d'Histoire de Marseille Le Musée d'Histoire de Marseille a accueilli, ce mercredi 1er avril 2026, la restitution publique du programme Ambassadeurs Citoyens, événement central de la phase marseillaise du projet FARO, une initiative CIVIS Open Lab. Cette phase finale, intitulée « Ocean (Openness) », est portée localement par Aix‑Marseille Université, à travers le CIVIS Open Lab, le Département de Médiation Culturelle, dirigé par Judith Dehail et responsable de l'encadrement des projets étudiants via Prosper Wanner. Étudiants de Master, habitantes des quartiers de Noailles, d'Air Bel, des Bourelly et de Frais Vallon, médiateurs culturels, partenaires institutionnels et associations de terrain y ont partagé les résultats d'une année de travail sur la médiation patrimoniale en contexte urbain. Le projet FARO : de Bucarest à Marseille, quatre villes, quatre phases Inscrit dans l'Alliance universitaire européenne CIVIS, le projet FARO a exploré, dans quatre villes, comment la Convention‑cadre du Conseil de l'Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (Convention de Faro, 2005) peut inspirer des approches inclusives et communautaires du patrimoine urbain : University of Bucharest | Bucarest - Flow (Acknowledgment) : identité historique et minorités dans la fabrique de la ville. Universidad Autónoma de Madrid | Madrid - Aquifer (Documentation) : multilinguisme et discours comme patrimoines. Sapienza Roma | Rome - Ripple (Integration) : muséographie participative et patrimoines difficiles. Aix-Marseille Université | Marseille - Ocean (Openness) : engagement civique, balades urbaines et médiation publique du patrimoine. À Marseille, cette phase Ocean vise à « faire sortir » le patrimoine de l'université pour le travailler avec les écoles, les associations et les habitants, à travers des balades urbaines, des ateliers et un événement final ouvert au public. Marseille et l'Hôtel du Nord et la Convention de Faro La restitution s'est ouverte par une présentation de la Coopérative d’habitant·es Hôtel du Nord, qui a raconté sa mission d'ouverture d’un fond coopératif d'archives populaires en 2025 : documents, témoignages et traces de la vie quotidienne et des luttes sociales dans les quartiers marseillais. L'objectif, affirmé avec force, est de rendre visible la coopérative des habitant·es à la fabrique patrimoniale : « Le patrimoine, c'est le vôtre. » La Ville de Marseille a annoncé La Folle Histoire de Marseille, un festival d'histoire publique prévu en novembre, pensé comme un moment fort de partage avec un public urbain élargi. Il a été confirmé que le conseil municipal de la Ville de Marseille a officiellement adhéré, en juillet 2025, aux principes de la Convention de Faro, donnant un cadre politique aux initiatives patrimoniales menées avec les communautés patrimoniales. Quatre projets étudiants, un partenariat avec le DNMADE Les étudiants du Master M2diation Culturelle des Arts ont présenté leurs projets de l'année, co‑construits avec des habitant·e·s et centres sociaux de différents quartiers marseillais. Ces projets ont bénéficié d'un partenariat avec le DNMADE – Diplôme National des Métiers d'Art et du Design, mentions graphisme et numérique – dont les étudiants ont contribué à la conception des productions graphiques et numériques. Balade Matrimoniale – Noailles (de)construction proposait un parcours dans le quartier de Noailles autour d'un fil conceptuel : la relation entre patrimoine et matrimoine, entendu comme l'héritage transmis par les femmes à travers la mémoire, les savoirs et le soin. Co‑élaborée au fil de séances bi‑hebdomadaires avec des résidents, des recherches d'archives et des entretiens, la balade traversait cinq sites : La place des Capucins, où une statue de la Paix, dissonante par l'absence de son contexte lié à l'esclavage, ouvre une réflexion sur les mémoires invisibilisées. La Halle Delacroix, ancien espace des poissonnières – un exemple de matrimoine immatériel, présence féminine effacée de l'histoire officielle du lieu. La place du 5 Novembre, site du drame du mal-logement et de l'effondrement de 2018, dont le changement de nom fut quasiment imposé par les actions militantes des habitant·e·s face à l'abandon des services publics. La rue de l'Arc, première rue végétalisée de Marseille, marquée par un tissu associatif fort. Le domaine Ventre, ancienne route du XIXe siècle dédiée au travail du bois, aujourd'hui privatisée, qui pose la question de l'accès à un patrimoine devenu invisible. Le fil rouge de la balade est emprunté aux Contes de Broca - « L'eau qui rend invisible » -, reliant le visible et l'invisible, l'audible et l'inaudible tout au long du parcours. Les productions incluent des documents d'archives, un livret pédagogique et, en collaboration avec les étudiants du DNMADE, une bande défilée numérique. Air Porte – Voyages dans les époques d'Air Bel se déroulait dans le quartier d'Air Bel, construit en 1969, aujourd'hui marqué par la dégradation du bâti, l'isolement social et une notoriété liée au trafic de drogue. La porte y servait de fil narratif : seuil, frontière, passage entre époques, espaces et individus. Du fait de la difficulté à rencontrer régulièrement les habitants, le travail a été complété par les archives existantes. Le parcours s'articulait autour de six sites : Le plateau d'Air Bel, point de départ et espace d'écoute de récits d'enfants et de parole de Rap sur le quartier. Le jardin partagé, où le paradoxe d'un espace « partagé » mais à la porte cadenassée fut mis en scène comme outil de médiation. La Villa Air Bel, bastide où des artistes surréalistes - Max Ernst, André Masson, Wilfredo Lam, Marcel Duchamp, Jacques Hérold, Victor Brauner et André Breton - trouvèrent refuge en 1940 avant d'être exfiltrés vers les États‑Unis. Pont/Porte, un atelier d'écriture autour du seuil et de l'ouverture. La place du Marché, espace peu approprié par les résidents, transformé en lieu de médiation. Le Centre Social, espace final de partage et de réflexion collective. Les productions comprennent un livret pédagogique, un carnet d'archives et, en partenariat avec les étudiants du DNMADE, une bande défilée – bande dessinée horizontale et numérique – dans laquelle un chat (personnage neutre et non genré) se balade dans le passé (rencontre avec les surréalistes), le présent (avec les habitants) et le futur. L'équipe a présenté une auto‑évaluation lucide : la nécessité d'anticiper le calendrier du Ramadan, l'importance d'intégrer dès le départ les calendriers communautaires, et la difficulté de coordination avec certaines associations locales qui souhaitaient être davantage consultées sur les décisions touchant leur quartier. Les Bourrély, quartier voisin de Septèmes-les-Vallons aux portes de Marseille, est passé d'un paysage rural à un ensemble bâti dans les années 1960‑1970, marqué par l'arrivée de populations migrantes et par la précarisation liée au manque d'entretien. La balade des gens heureux s'est appuyée sur une enquête de terrain (entraide informelle, usages des espaces) et sur le fonds d’archives Colette Quarante, constitué par une institutrice Freinet à partir d'albums et journaux scolaires. Le parcours reliait quelques lieux clés: l'église, comme espace de socialisation interreligieuse ; unLe bastide et ses câpriers, rappel de la ruralité ; le terrain de pétanque, où l'urbanisation était racontée par des poèmes d'enfants ; et l'école, évoquée par des photos de fanfare et de majorettes. La restitution a pris la forme d'une fête de quartier combinant atelier pizzas, fresque collective sur « Les Bourrély idéal », photo, radio et jeux en bois, afin de favoriser les rencontres. Les supports produits incluent une bande défilée Mémoire des Bourrély, conçue comme une quête d'objets dans le quartier et dominée par la couleur orange, ainsi qu'un guide pratique Comment faire l'archive de son quartier. Les Ambassadrices de Frais Vallon : quand le patrimoine change des vies Le moment le plus marquant de la séance est venu des Ambassadrices de Frais Vallon, un groupe de femmes du quartier qui ont pris la parole publiquement, pour beaucoup pour la première fois, pour raconter leur engagement dans le programme. Elles avaient suivi des ateliers de prise de parole, de recherche en archives, de mémoire de quartier et de récit collectif, mêlant culture, jardinage, cuisine et réflexion partagée. L'une d'elles a décrit son quartier comme « vivant et cher à son cœur » : « Ici, différentes ethnies se rencontrent et nous sommes toutes égales. » Une autre a évoqué sa propre transformation : « Le problème, c'est que je n'avais pas confiance en moi, mais votre persévérance m'a permis d'être ici, en train de parler. Maintenant je connais plus de gens. Avant, je n'étais pas intéressée. Je vivais dans le quartier et ça me suffisait. Aujourd'hui je ne suis plus seule, je ne suis plus enfermée chez moi, et je veux retrouver cette nouvelle famille que j'ai rencontrée. Notre quartier est le meilleur de Marseille. » Une troisième a résumé : « J'ai investi dans ce projet parce qu'il rend quelque chose, quelque chose pour l'avenir. » Ces paroles montrent que les résultats les plus durables du projet FARO à Marseille ne sont pas seulement des outils ou des parcours, mais des transformations humaines – confiance retrouvée, liens tissés, fierté réaffirmée. AMU et la formation des médiateurs Judith Dehail, directrice du Département de Médiation Culturelle des Arts d'AMU, a présenté l’actualisation de la maquette pédagogique, plaçant la coopération, le droit au patrimoine et les partenariats de terrain au cœur de la formation de Master. Elle a confirmé la volonté de poursuivre ces collaborations afin de continuer à faire de Marseille un véritable laboratoire vivant des principes de la Convention de Faro. Cliquez ici pour accéder au dossier de presse
- Conférence "Le Portugal dans l'UE - 40° anniversaire"
Conférence sur le Portugal dans l’Union Européenne de Monsieur Álvaro Ribeiro Esteves, Consul Général du Portugal à Marseille et Monsieur Alain-Pierre Merger, Président de la Maison de l’Europe de Provence. https://www.aixenprovence.fr/spip.php?page=agenda&evenement_id=7810686
- TABLE RONDE | France/Amerique Latine "Regards Croisés"
Table ronde organisée dans le cadre des "13es Semaines de l’Amérique latine et des Caraïbes (21 mai au 7 juin 2026)". Cette table ronde se fera avec la participation d’enseignants, enseignants-chercheurs du Département d’Études Hispaniques et latino-américaines, membres du CAER, acteurs du milieu associatif sur l’Amérique latine, acteurs de la vie culturelle sur l’Amérique latine. Les sujets abordés seront : monde culturel et socio-politique de l’Amérique latine dans les différentes époques de son histoire jusqu’au temps présent. Cet événement est organisé par Dante Barrientos, Gérard Gomez et Pierre Lopez Département d'Études hispaniques et latino-américaines (DEHLAM). Aix-Marseille Université Maison de la Recherche UFR ALLSH, Bâtiment T1 salle colloque 1, 29 avenue Robert Schuman 13100 Aix-en-Provence Ouvert à tou·te·s, dans la limite des capacités d’accueil. Accessible aux personnes en situation de handicap. Information zoom : pierre.lopez@univ-amu.fr
- Projection du film « Manas »
Le Département d’Études Portugaises et Brésiliennes et le Consulat Général du Brésil à Marseille invitent à la projection du film « Manas », réalisé par Marianna Brennand, en commémoration de la Journée internationale des droits des femmes. La projection aura lieu le 9 avril, à 18h, à l'Amphithéâtre 3, Bâtiment Egger. Le film sera projeté en version originale sous-titrée en français. Ce film primé raconte l'histoire de Marcielle (Tielle), treize ans, qui vit sur l'île de Marajó, au cœur de la forêt amazonienne avec ses parents, ses frères et sa petite sœur. Elle grandit avec des rêves d’émancipation, inspirée par le départ de sa sœur aînée ; mais, sur les barges le long de la rivière, ses illusions commencent à s'effondrer, révélant un monde d'exploitation et d'abus qui gangrènent sa communauté. Elle est déterminée à se protéger et à accéder à un avenir meilleur…
- Le Portugal, 900 ans de nation : João Paulo Oliveira e Costa à la Chaire Eduardo Lourenço
La Chaire Eduardo Lourenço a accueilli, ce lundi 30 mars de 15h à 18h (salle du Colloque 1, bâtiment Multimédia, Campus Schuman d'Aix-Marseille Université), le professeur João Paulo Oliveira e Costa pour la septième séance de son cycle « Ariadne | Cin ». L'historien portugais y a présenté une conférence consacrée aux neuf siècles d'histoire du Portugal comme nation, en s'appuyant sur son ouvrage Portugal e o Património da Humanidade (Temas e Debates, 2025), dont la séance a marqué le lancement officiel en France. Un historien de l'expansion portugaise et du patrimoine mondial Professeur titulaire au département d'histoire de la Faculté des Sciences Sociales et Humaines de l'Université NOVA de Lisbonne depuis 1990, João Paulo Oliveira e Costa est titulaire de la Chaire UNESCO « Le Patrimoine Culturel des Océans » depuis 2016. Docteur en histoire (1998), il a dirigé le CHAM - Centre d'Humanités de 2002 à 2020. Spécialiste de l'expansion portugaise et des relations luso-japonaises, il a reçu en 2015 l'Ordre du Soleil Levant, décoration remise par l'Empereur du Japon. Il est membre de l'Académie de Marine et président de la Commission Scientifique du projet « Portugal, 900 Anos ». Le Portugal, exception européenne de la longue durée La conférence a posé une question centrale : comment un petit pays a-t-il pu devenir l'un des plus anciens États-nations au monde ? Le Portugal fête en effet ses 900 ans : d'Afonso Henriques, qui s'intitule roi à partir de 1139, jusqu'à la reconnaissance papale par la bulle Manifestis Probatum d'Alexandre III en 1179, les bases de l'État portugais ont été établies en quelques décennies. Alors que le concept d'État-nation est souvent associé au XIXᵉ siècle, le Portugal fait figure d'exception : ses frontières sont fixées dès 1297 par le Traité d'Alcañices, signé entre le roi Denis Iᵉʳ et la régente de Castille, et demeurent quasi inchangées jusqu'à aujourd'hui. Les 17 sites UNESCO comme preuves d'identité Dans son ouvrage, João Paulo Oliveira e Costa analyse les 17 sites portugais inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO pour démontrer que le patrimoine n'est pas un simple héritage figé, mais un outil politique et identitaire vivant. L'architecture militaire médiévale en est un exemple : les châteaux du XIIIᵉ siècle n'avaient pas qu'une fonction guerrière, ils marquaient visuellement l'autorité royale sur l'ensemble du territoire. La forteresse de l'île de Faial, aux Açores - dernier bastion à tomber en 1583 face à Philippe II d'Espagne -, illustre la résistance d'un Portugal qui refuse de s'éteindre même dans ses archipels lointains. L'un des moments forts de la conférence fut l'évocation des gravures rupestres de la Vallée de Côa. En 1995, le gouvernement portugais décide d'arrêter définitivement la construction d'un barrage hydroélectrique pour préserver ce site paléolithique, classé depuis 1998 au patrimoine mondial. Pour Oliveira e Costa, cet acte illustre une philosophie centrale de son ouvrage : l'identité d'un peuple réside dans sa mémoire longue, et non dans ses profits immédiats. Échanges autour de l'histoire et du patrimoine La séance s'est conclue par un moment d'échanges entre étudiants et enseignants-chercheurs, articulé autour de trois axes : le Portugal comme nation façonnée par neuf siècles d'histoire et par sa géographie ; l'ouvrage Portugal e o Património da Humanidade (2025) ; et les enjeux liés à la valorisation du patrimoine portugais à l'international. Bouna Diallo (Étudiant Master 1 LLCER)
- Cinq siècles de colonisation, 50 ans d'indépendance : São Tomé-et-Príncipe à la Chaire Eduardo Lourenço
La Chaire Eduardo Lourenço a accueilli, ce jeudi 26 mars de 10h à 13h (salle T1-3.09, bâtiment multimédia d'Aix-Marseille Université), la sixième séance de son cycle « Ariadne | Cin ». Jean-Pierre Bensaïd, Consul Honoraire de São Tomé-et-Príncipe à Marseille depuis 1994, y a présenté une conférence consacrée à cinq siècles d'histoire coloniale de l'archipel, depuis sa découverte en 1470 jusqu'à son indépendance en 1975, suivie d'une présentation de la Fondation Micondó, qu'il a fondée pour soutenir les communautés les plus fragilisées de l'île. Un consul au parcours atypique Agent de voyages marseillais, Jean-Pierre Bensaïd découvre São Tomé-et-Príncipe par hasard lors d'un voyage au Gabon, fasciné par cet archipel volcanique situé à 300 km des côtes, au cœur du golfe de Guinée. Ce coup de cœur le conduit à s'engager durablement en faveur de l'archipel : il est nommé Consul Honoraire à Marseille le 1er août 1994, poste qu'il occupe depuis lors, avec une circonscription couvrant la moitié sud de la France. De la découverte à l'exploitation coloniale (XVe-XIXe siècle) Le 21 décembre 1470, les navigateurs portugais João de Santarém et Pêro Escobar atteignent une île volcanique, luxuriante et inhabitée, qu'ils nomment São Tomé en référence à la fête de Saint Thomas. Quelques jours plus tard, une deuxième île est découverte, d'abord appelée Ilha de Santo António , puis rebaptisée Ilha do Príncipe en hommage au prince héritier du Portugal pour encourager le financement des expéditions. À partir de 1493, le Portugal entreprend de peupler et d'exploiter les îles en envoyant trois groupes : des condamnés chargés de défricher et de développer les premières roças , des esclaves africains pour la culture de la canne à sucre, et des enfants juifs et orphelins destinés à augmenter la population. Le premier cycle agricole, fondé sur la canne à sucre, connaît un grand succès en Europe, avant que la concurrence des Caraïbes, aux terres plus vastes, ne conduise les colons à quitter progressivement l'île. L'âge d'or du cacao et le travail forcé (XIXe-XXe siècle) Après l'indépendance du Brésil (1822), des colons de retour introduisent le cacao à São Tomé, d'abord comme plante ornementale, avant qu'il ne devienne la richesse principale de l'archipel. Le café suit le même essor. En 1913, São Tomé était l'un des premiers producteurs mondiaux de cacao, surnommée « l'île chocolat ». Pour répondre aux besoins en main-d'œuvre, le Portugal met en place le système des contratados : des travailleurs angolais, cap-verdiens et mozambicains recrutés sous contrat de trois ans, renouvelable, travaillant jusqu'à quatorze heures par jour et maintenus en situation d'endettement permanent envers les planteurs. Les Britanniques dénoncent des conditions proches de l'esclavage, forçant le Portugal à abolir officiellement l'esclavage, sans pour autant mettre fin au système. L'indépendance et ses lendemains (1975) Le 12 juillet 1975, São Tomé-et-Príncipe accède à l'indépendance sous la conduite du MLSTP (Mouvement de libération de São Tomé-et-Príncipe), mettant fin à plus de cinq siècles de domination portugaise. À la suite du départ précipité des colons, l'archipel, qui comptait alors moins de cent mille habitants, doit rebâtir ses structures économiques et administratives. La Fondation Micondó : réhabiliter les roças La seconde partie de la séance a été consacrée à la présentation de la Fondation Micondó, créée en décembre 2019 par Jean-Pierre Bensaïd. Son projet phare est la réhabilitation de la Roça Java , une plantation à l'abandon de 17 hectares, habitée par une communauté d'origine cap-verdienne d'environ 40 à 50 personnes. Les actions menées comprennent l'installation d'eau potable, la construction de latrines et la réhabilitation des logements, mais aussi le développement de l'agriculture biologique - une quinzaine de personnes travaillent à la production de légumes, de cacao, de café et de vanille - ainsi que des formations professionnelles en couture, informatique, langue française et secrétariat. La Fondation œuvre également à la restauration du patrimoine architectural des roças pour promouvoir le tourisme écologique. La Casa Grande , ancienne résidence du patron de Java, est l'un des bâtiments emblématiques en cours de restauration. Sara Tavares (Étudiante Master 1 LLCER)
- Conférence suivie de lancement de livre "Portugal e o Património da Humanidade"
Cette présentation le prochain 30 mars propose un résumé de l'ouvrage "Portugal e o Património da Humanidade" (2025) . L'auteur, João Paulo Oliveira e Costa, intègre les 17 sites classés par l'UNESCO au Portugal dans la chronologie des événements majeurs de l'histoire du pays. À travers cette analyse, les paysages insulaires révèlent la dispersion du territoire ainsi que le rôle essentiel des îles pour l'indépendance portugaise. Quant aux sites du territoire continental, érigés à différentes époques, ils témoignent des interventions successives de multiples générations et se présentent comme de précieux témoins de la longue durée portugaise. À ce corpus monumental s'ajoutent les proclamations du patrimoine immatériel, apportant une dimension spirituelle à l'ensemble. Enfin, l'étude souligne comment le patrimoine d'origine portugaise dispersé à travers le monde met en évidence l'identité partagée et métissée de la lusophonie. Le 30 mars, entre 15h e 18h, à la Salle de Colloque 1, Batiment Multimedia, ALLSH, Campus Schuman.
- La cour portugaise à Rio de Janeiro : une ville coloniale devenue capitale impériale
La Chaire Eduardo Lourenço a proposé, le lundi 16 mars de 15h à 18h, la cinquième séance de son cycle « Ariadne | Cin » à la salle des colloques des bâtiments multimédia d'Aix-Marseille Université. Les historiens Maria Fernanda Bicalho (Universidade Federal Fluminense) et José Pessoa (Universidade Federal Fluminense) y ont présenté une conférence consacrée aux transformations de Rio de Janeiro entre la fin du XVIIIᵉ siècle et le transfert de la cour portugaise au Brésil, suivie de la projection d'une interview filmée, conçue comme une visite guidée à travers la ville. L’impact de la présence de la cour Portugais Les intervenants ont rappelé que le transfert de la cour portugaise au Brésil, en 1808, marque un tournant décisif dans l'histoire de Rio de Janeiro. De simple ville coloniale, la cité devient alors le centre politique de l'Empire portugais, ce qui entraîne une profonde réorganisation de l'espace urbain. L'installation de la famille royale et de l'administration se traduit par la création de nouveaux équipements - tribunaux, académies, imprimerie - et par un développement rapide des infrastructures. L'ouverture des ports brésiliens au commerce international, décidée par la cour installée à Rio, met fin au monopole colonial portugais et insère plus directement la ville dans les circuits économiques atlantiques. Cette mutation favorise l'émergence d'une élite locale plus influente, tout en renforçant les inégalités sociales dans une société où l'esclavage reste un pilier de l'économie. Du départ de la cour à l'indépendance du Brésil Les historiens ont également évoqué les conséquences du départ de la cour en 1821, dans le contexte de la Révolution libérale portugaise. Si Rio cesse alors d'être le siège de la monarchie portugaise, les transformations politiques et urbaines engagées entre 1808 et 1821 demeurent. La ville conserve son rôle de centre du pouvoir en devenant capitale du nouvel Empire du Brésil, quelques mois avant la proclamation de l'indépendance en 1822. La projection de l'interview filmée de Maria Fernanda Bicalho et José Pessoa, construite comme une visite guidée dans le centre historique de Rio, a permis d'illustrer concrètement ces changements, en montrant notamment comment l'architecture, les façades et l'ordonnancement des espaces publics portent la marque de la présence de la cour. Échanges autour des circulations architecturales et culturelles La séance s'est achevée par un moment d'échanges avec les étudiants et les enseignants-chercheurs. Les discussions ont porté sur les circulations architecturales entre Rio de Janeiro, l'Europe et Goa, à partir d'exemples concrets de fenêtres et de façades, ainsi que sur les continuités et transformations des relations culturelles et artistiques entre le Portugal et le Brésil après le XIXᵉ siècle. Docteure en histoire sociale de l'Université de São Paulo, Maria Fernanda Bicalho est professeure au département d'histoire de l'Universidade Federal Fluminense, où elle a coordonné le programme de troisième cycle en histoire entre 2010 et 2013. Spécialiste de l'histoire politique du Brésil et de l'Empire portugais, elle travaille sur les réseaux de pouvoir, les institutions et les élites de la monarchie, ainsi que sur l'histoire urbaine de Rio de Janeiro entre les XVIᵉ et XIXᵉ siècles. Architecte et urbaniste formé à l'Université fédérale de Rio de Janeiro, José Pessoa est professeur à l'École d'architecture et d'urbanisme de l'Universidade Federal Fluminense, spécialiste de la conservation et de la restauration de monuments et de centres historiques. Ses travaux portent notamment sur les transformations urbaines liées à la présence de la cour portugaise à Rio de Janeiro au début du XIXᵉ siècle. Béatrice Tening Camara ( Étudiante M1 LLCER)
- Événements Ariadne | Cin
Nous avons le plaisir de vous informer que la sixième séance des Séminaires de la Chaire Eduardo Lourenço aura lieu le jeudi 26 mars . À cette occasion, nous recevrons M. Jean-Pierre Bensaïd (Consul Honoraire de São Tomé et Príncipe). Titre de la conférence: "5 siècles de colonisation, 50 ans d’indépendance. Et maintenant ?" La séance comprendra la projection d'un documentaire et se déroulera de 10h à 13h , salle du T1-3.09 , Bâtiment Multimédia.












