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- Projection du film « Manas »
Le Département d’Études Portugaises et Brésiliennes et le Consulat Général du Brésil à Marseille invitent à la projection du film « Manas », réalisé par Marianna Brennand, en commémoration de la Journée internationale des droits des femmes. La projection aura lieu le 9 avril, à 18h, à l'Amphithéâtre 3, Bâtiment Egger. Le film sera projeté en version originale sous-titrée en français. Ce film primé raconte l'histoire de Marcielle (Tielle), treize ans, qui vit sur l'île de Marajó, au cœur de la forêt amazonienne avec ses parents, ses frères et sa petite sœur. Elle grandit avec des rêves d’émancipation, inspirée par le départ de sa sœur aînée ; mais, sur les barges le long de la rivière, ses illusions commencent à s'effondrer, révélant un monde d'exploitation et d'abus qui gangrènent sa communauté. Elle est déterminée à se protéger et à accéder à un avenir meilleur…
- Le Portugal, 900 ans de nation : João Paulo Oliveira e Costa à la Chaire Eduardo Lourenço
La Chaire Eduardo Lourenço a accueilli, ce lundi 30 mars de 15h à 18h (salle du Colloque 1, bâtiment Multimédia, Campus Schuman d'Aix-Marseille Université), le professeur João Paulo Oliveira e Costa pour la septième séance de son cycle « Ariadne | Cin ». L'historien portugais y a présenté une conférence consacrée aux neuf siècles d'histoire du Portugal comme nation, en s'appuyant sur son ouvrage Portugal e o Património da Humanidade (Temas e Debates, 2025), dont la séance a marqué le lancement officiel en France. Un historien de l'expansion portugaise et du patrimoine mondial Professeur titulaire au département d'histoire de la Faculté des Sciences Sociales et Humaines de l'Université NOVA de Lisbonne depuis 1990, João Paulo Oliveira e Costa est titulaire de la Chaire UNESCO « Le Patrimoine Culturel des Océans » depuis 2016. Docteur en histoire (1998), il a dirigé le CHAM - Centre d'Humanités de 2002 à 2020. Spécialiste de l'expansion portugaise et des relations luso-japonaises, il a reçu en 2015 l'Ordre du Soleil Levant, décoration remise par l'Empereur du Japon. Il est membre de l'Académie de Marine et président de la Commission Scientifique du projet « Portugal, 900 Anos ». Le Portugal, exception européenne de la longue durée La conférence a posé une question centrale : comment un petit pays a-t-il pu devenir l'un des plus anciens États-nations au monde ? Le Portugal fête en effet ses 900 ans : d'Afonso Henriques, qui s'intitule roi à partir de 1139, jusqu'à la reconnaissance papale par la bulle Manifestis Probatum d'Alexandre III en 1179, les bases de l'État portugais ont été établies en quelques décennies. Alors que le concept d'État-nation est souvent associé au XIXᵉ siècle, le Portugal fait figure d'exception : ses frontières sont fixées dès 1297 par le Traité d'Alcañices, signé entre le roi Denis Iᵉʳ et la régente de Castille, et demeurent quasi inchangées jusqu'à aujourd'hui. Les 17 sites UNESCO comme preuves d'identité Dans son ouvrage, João Paulo Oliveira e Costa analyse les 17 sites portugais inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO pour démontrer que le patrimoine n'est pas un simple héritage figé, mais un outil politique et identitaire vivant. L'architecture militaire médiévale en est un exemple : les châteaux du XIIIᵉ siècle n'avaient pas qu'une fonction guerrière, ils marquaient visuellement l'autorité royale sur l'ensemble du territoire. La forteresse de l'île de Faial, aux Açores - dernier bastion à tomber en 1583 face à Philippe II d'Espagne -, illustre la résistance d'un Portugal qui refuse de s'éteindre même dans ses archipels lointains. L'un des moments forts de la conférence fut l'évocation des gravures rupestres de la Vallée de Côa. En 1995, le gouvernement portugais décide d'arrêter définitivement la construction d'un barrage hydroélectrique pour préserver ce site paléolithique, classé depuis 1998 au patrimoine mondial. Pour Oliveira e Costa, cet acte illustre une philosophie centrale de son ouvrage : l'identité d'un peuple réside dans sa mémoire longue, et non dans ses profits immédiats. Échanges autour de l'histoire et du patrimoine La séance s'est conclue par un moment d'échanges entre étudiants et enseignants-chercheurs, articulé autour de trois axes : le Portugal comme nation façonnée par neuf siècles d'histoire et par sa géographie ; l'ouvrage Portugal e o Património da Humanidade (2025) ; et les enjeux liés à la valorisation du patrimoine portugais à l'international. Bouna Diallo (Étudiant Master 1 LLCER)
- Cinq siècles de colonisation, 50 ans d'indépendance : São Tomé-et-Príncipe à la Chaire Eduardo Lourenço
La Chaire Eduardo Lourenço a accueilli, ce jeudi 26 mars de 10h à 13h (salle T1-3.09, bâtiment multimédia d'Aix-Marseille Université), la sixième séance de son cycle « Ariadne | Cin ». Jean-Pierre Bensaïd, Consul Honoraire de São Tomé-et-Príncipe à Marseille depuis 1994, y a présenté une conférence consacrée à cinq siècles d'histoire coloniale de l'archipel, depuis sa découverte en 1470 jusqu'à son indépendance en 1975, suivie d'une présentation de la Fondation Micondó, qu'il a fondée pour soutenir les communautés les plus fragilisées de l'île. Un consul au parcours atypique Agent de voyages marseillais, Jean-Pierre Bensaïd découvre São Tomé-et-Príncipe par hasard lors d'un voyage au Gabon, fasciné par cet archipel volcanique situé à 300 km des côtes, au cœur du golfe de Guinée. Ce coup de cœur le conduit à s'engager durablement en faveur de l'archipel : il est nommé Consul Honoraire à Marseille le 1er août 1994, poste qu'il occupe depuis lors, avec une circonscription couvrant la moitié sud de la France. De la découverte à l'exploitation coloniale (XVe-XIXe siècle) Le 21 décembre 1470, les navigateurs portugais João de Santarém et Pêro Escobar atteignent une île volcanique, luxuriante et inhabitée, qu'ils nomment São Tomé en référence à la fête de Saint Thomas. Quelques jours plus tard, une deuxième île est découverte, d'abord appelée Ilha de Santo António , puis rebaptisée Ilha do Príncipe en hommage au prince héritier du Portugal pour encourager le financement des expéditions. À partir de 1493, le Portugal entreprend de peupler et d'exploiter les îles en envoyant trois groupes : des condamnés chargés de défricher et de développer les premières roças , des esclaves africains pour la culture de la canne à sucre, et des enfants juifs et orphelins destinés à augmenter la population. Le premier cycle agricole, fondé sur la canne à sucre, connaît un grand succès en Europe, avant que la concurrence des Caraïbes, aux terres plus vastes, ne conduise les colons à quitter progressivement l'île. L'âge d'or du cacao et le travail forcé (XIXe-XXe siècle) Après l'indépendance du Brésil (1822), des colons de retour introduisent le cacao à São Tomé, d'abord comme plante ornementale, avant qu'il ne devienne la richesse principale de l'archipel. Le café suit le même essor. En 1913, São Tomé était l'un des premiers producteurs mondiaux de cacao, surnommée « l'île chocolat ». Pour répondre aux besoins en main-d'œuvre, le Portugal met en place le système des contratados : des travailleurs angolais, cap-verdiens et mozambicains recrutés sous contrat de trois ans, renouvelable, travaillant jusqu'à quatorze heures par jour et maintenus en situation d'endettement permanent envers les planteurs. Les Britanniques dénoncent des conditions proches de l'esclavage, forçant le Portugal à abolir officiellement l'esclavage, sans pour autant mettre fin au système. L'indépendance et ses lendemains (1975) Le 12 juillet 1975, São Tomé-et-Príncipe accède à l'indépendance sous la conduite du MLSTP (Mouvement de libération de São Tomé-et-Príncipe), mettant fin à plus de cinq siècles de domination portugaise. À la suite du départ précipité des colons, l'archipel, qui comptait alors moins de cent mille habitants, doit rebâtir ses structures économiques et administratives. La Fondation Micondó : réhabiliter les roças La seconde partie de la séance a été consacrée à la présentation de la Fondation Micondó, créée en décembre 2019 par Jean-Pierre Bensaïd. Son projet phare est la réhabilitation de la Roça Java , une plantation à l'abandon de 17 hectares, habitée par une communauté d'origine cap-verdienne d'environ 40 à 50 personnes. Les actions menées comprennent l'installation d'eau potable, la construction de latrines et la réhabilitation des logements, mais aussi le développement de l'agriculture biologique - une quinzaine de personnes travaillent à la production de légumes, de cacao, de café et de vanille - ainsi que des formations professionnelles en couture, informatique, langue française et secrétariat. La Fondation œuvre également à la restauration du patrimoine architectural des roças pour promouvoir le tourisme écologique. La Casa Grande , ancienne résidence du patron de Java, est l'un des bâtiments emblématiques en cours de restauration. Sara Tavares (Étudiante Master 1 LLCER)
- Conférence suivie de lancement de livre "Portugal e o Património da Humanidade"
Cette présentation le prochain 30 mars propose un résumé de l'ouvrage "Portugal e o Património da Humanidade" (2025) . L'auteur, João Paulo Oliveira e Costa, intègre les 17 sites classés par l'UNESCO au Portugal dans la chronologie des événements majeurs de l'histoire du pays. À travers cette analyse, les paysages insulaires révèlent la dispersion du territoire ainsi que le rôle essentiel des îles pour l'indépendance portugaise. Quant aux sites du territoire continental, érigés à différentes époques, ils témoignent des interventions successives de multiples générations et se présentent comme de précieux témoins de la longue durée portugaise. À ce corpus monumental s'ajoutent les proclamations du patrimoine immatériel, apportant une dimension spirituelle à l'ensemble. Enfin, l'étude souligne comment le patrimoine d'origine portugaise dispersé à travers le monde met en évidence l'identité partagée et métissée de la lusophonie. Le 30 mars, entre 15h e 18h, à la Salle de Colloque 1, Batiment Multimedia, ALLSH, Campus Schuman.
- La cour portugaise à Rio de Janeiro : une ville coloniale devenue capitale impériale
La Chaire Eduardo Lourenço a proposé, le lundi 16 mars de 15h à 18h, la cinquième séance de son cycle « Ariadne | Cin » à la salle des colloques des bâtiments multimédia d'Aix-Marseille Université. Les historiens Maria Fernanda Bicalho (Universidade Federal Fluminense) et José Pessoa (Universidade Federal Fluminense) y ont présenté une conférence consacrée aux transformations de Rio de Janeiro entre la fin du XVIIIᵉ siècle et le transfert de la cour portugaise au Brésil, suivie de la projection d'une interview filmée, conçue comme une visite guidée à travers la ville. L’impact de la présence de la cour Portugais Les intervenants ont rappelé que le transfert de la cour portugaise au Brésil, en 1808, marque un tournant décisif dans l'histoire de Rio de Janeiro. De simple ville coloniale, la cité devient alors le centre politique de l'Empire portugais, ce qui entraîne une profonde réorganisation de l'espace urbain. L'installation de la famille royale et de l'administration se traduit par la création de nouveaux équipements - tribunaux, académies, imprimerie - et par un développement rapide des infrastructures. L'ouverture des ports brésiliens au commerce international, décidée par la cour installée à Rio, met fin au monopole colonial portugais et insère plus directement la ville dans les circuits économiques atlantiques. Cette mutation favorise l'émergence d'une élite locale plus influente, tout en renforçant les inégalités sociales dans une société où l'esclavage reste un pilier de l'économie. Du départ de la cour à l'indépendance du Brésil Les historiens ont également évoqué les conséquences du départ de la cour en 1821, dans le contexte de la Révolution libérale portugaise. Si Rio cesse alors d'être le siège de la monarchie portugaise, les transformations politiques et urbaines engagées entre 1808 et 1821 demeurent. La ville conserve son rôle de centre du pouvoir en devenant capitale du nouvel Empire du Brésil, quelques mois avant la proclamation de l'indépendance en 1822. La projection de l'interview filmée de Maria Fernanda Bicalho et José Pessoa, construite comme une visite guidée dans le centre historique de Rio, a permis d'illustrer concrètement ces changements, en montrant notamment comment l'architecture, les façades et l'ordonnancement des espaces publics portent la marque de la présence de la cour. Échanges autour des circulations architecturales et culturelles La séance s'est achevée par un moment d'échanges avec les étudiants et les enseignants-chercheurs. Les discussions ont porté sur les circulations architecturales entre Rio de Janeiro, l'Europe et Goa, à partir d'exemples concrets de fenêtres et de façades, ainsi que sur les continuités et transformations des relations culturelles et artistiques entre le Portugal et le Brésil après le XIXᵉ siècle. Docteure en histoire sociale de l'Université de São Paulo, Maria Fernanda Bicalho est professeure au département d'histoire de l'Universidade Federal Fluminense, où elle a coordonné le programme de troisième cycle en histoire entre 2010 et 2013. Spécialiste de l'histoire politique du Brésil et de l'Empire portugais, elle travaille sur les réseaux de pouvoir, les institutions et les élites de la monarchie, ainsi que sur l'histoire urbaine de Rio de Janeiro entre les XVIᵉ et XIXᵉ siècles. Architecte et urbaniste formé à l'Université fédérale de Rio de Janeiro, José Pessoa est professeur à l'École d'architecture et d'urbanisme de l'Universidade Federal Fluminense, spécialiste de la conservation et de la restauration de monuments et de centres historiques. Ses travaux portent notamment sur les transformations urbaines liées à la présence de la cour portugaise à Rio de Janeiro au début du XIXᵉ siècle. Béatrice Tening Camara ( Étudiante M1 LLCER)
- Événements Ariadne | Cin
Nous avons le plaisir de vous informer que la sixième séance des Séminaires de la Chaire Eduardo Lourenço aura lieu le jeudi 26 mars . À cette occasion, nous recevrons M. Jean-Pierre Bensaïd (Consul Honoraire de São Tomé et Príncipe). Titre de la conférence: "5 siècles de colonisation, 50 ans d’indépendance. Et maintenant ?" La séance comprendra la projection d'un documentaire et se déroulera de 10h à 13h , salle du T1-3.09 , Bâtiment Multimédia.
- Appel à communications. Colloque. Entre guerres et paix : nouveaux regards et enjeux des migrations portugaises (1914-1945)
Date : 19 et 20 novembre 2026 Lieu : Université Paris 8 – Saint-Denis, France Ce colloque entend réunir des chercheurs travaillant sur l’histoire de la migration portugaise durant l’entre-deux-guerres. Il s’agit de créer un espace de dialogue et de débat scientifique fondé sur un regard multidirectionnel et à géographies multiples pour mettre en évidence les apports et les nouvelles approches de la recherche vers lesquelles la communauté scientifique s’est plus récemment orientée.Les périodes du XIX ? siècle et des Trente Glorieuses ont été privilégiées dans l’étude de la migration portugaise. Qu’il s’agisse d’une migration dans les pays transatlantiques ou européens, nous disposons de quelques travaux portant un regard sur l’entre-deux-guerres, mais ceux-ci demeurent lacunaires, fragmentées et parfois obsolètes. Il convient donc de mieux comprendre les caractéristiques de cette migration, ses enjeux et ses impacts, dans un contexte politique national et international marqué par de profonds changements.L’entre-deux-guerres constitue une période clé de l’histoire de la migration portugaise. Elle est marquée par un renouveau et une intensification des mouvements migratoires internationaux au lendemain de la Première Guerre mondiale ; par une forte attraction exercée sur les travailleurs migrants par des pays transatlantiques tels que les États-Unis ou le Brésil ; mais aussi par l’ouverture vers de nouvelles destinations, comme la France, qui deviendra à partir des années 1960 le principal pays d’installation des migrants portugais. Elle correspond également à un moment où des mesures visant à renforcer le contrôle des entrées et de la présence des migrants sont mises en place, notamment dans le contexte de la crise économique de 1929 et de la Grande Dépression.Cette journée d’étude vise ainsi à ouvrir la réflexion à différents sujets et thématiques liés à l’histoire de la migration portugaise, en mobilisant aussi bien des approches multidisciplinaires que des perspectives permettant de comprendre et de questionner ce phénomène. Elle s’adresse à des chercheurs travaillant sur la migration portugaise en contexte transatlantique comme européen. Les thèmes pouvant être abordés sont les suivants : Guerres mondiales et migration portugaise Exil, opposition et résistance Réseaux d’accueil et de soutien Engagement politique et syndical Émigration irrégulière Migration, migrants, gestion policière et administrative Politiques d’émigration et d’immigration Politiques et pratiques de rejet Agentivité des migrants Structures communautaires Santé et migration portugaise Migration, retours volontaires et forcés Migration et presse Mémoire de la migration portugaise Tout autre sujet pouvant être considéré d’intérêt scientifique pour la compréhension de l’histoire de la migration portugaise durant l’entre-deux-guerres. Soumission des propositions :Les propositions de communication devront inclure un résumé (jusqu’à 250 mots), un titre, le nom de l’auteur, son affiliation institutionnelle ainsi qu’une courte note biographique (jusqu’à 200 mots). Les propositions en français, anglais et portugais sont acceptées.Les propositions devront être envoyées à l’adresse e-mail histmigport@gmail.com avant le 30 avril 2026. Organisation : Cristina Clímaco (Université Paris 8 – LER) Yvette dos Santos (NOVA FCSH - IHC-In2Past) Commission scientifique : Alberto Pena Rodriguez, chercheur, Université de Vigo Armelle Enders, Professeur des Universités, Université Paris 8/IFG Lab ; Delphine Diaz, Maîtresse de Conférences, Université de Reims, CERHIC, IUF Érica Sarmiento, Professeure Associée d’histoire de l’Amérique- Universidade do Estado do Rio de Janeiro (UERJ) Heloisa Paulo, chercheuse, Université de Coimbra Irene dos Santos, chercheuse, CNRS/ URMIS Marcelo Borges, Professeur, titulaire de la chaire Boyd Lee Spahr d’Histoire des Amériques, Dickinson College, Carlisle, Pennsylvanie Marie-Christine Volovitch Tavares, chercheuse indépendante, vice-présidente du CERMI Philippe Rygiel, Professeur des Universités, ENS Lyon/INRIA Sónia Ferreira, chercheuse, NOVA FCSH/CRIA Sylvie Aprile, Professeure des universités émérite, ISP Victor Pereira, chercheur, NOVA FCSH/IHC-In2Past L’IHC est financé par des fonds nationaux par l’intermédiaire de la FCT — Fundação para a Ciência e a Tecnologia, I.P., dans le cadre des projets UID/04209/2025 (DOI : https://doi.org/10.54499/UID/04209/2025 ) et LA/P/0132/2020 (DOI : https://doi.org/10.54499/LA/P/0132/2020 ). https://etudes-romanes.univ-paris8.fr/appel-a-communications-colloque-entre-guerres-et-paix-nouveaux-regards-et
- Événements Ariadne | Cin
Nous avons le plaisir de vous informer que la cinquième séance des Séminaires de la Chaire Eduardo Lourenço aura lieu le lundi 16 mars . À cette occasion, nous recevrons Mme Maria Fernanda Bicalho et M. José Pessoa (Universidade Federal Fluminense). La séance comprendra la projection du documentaire « Rio de Janeiro no séc. XVIII » , précédée d’une introduction et suivie d’une discussion avec les professeurs qui ont participé à sa réalisation. La séance se déroulera de 15h à 18h , salle du Colloque I , Bâtiment Multimédia .
- Le nove-nove santoméen : identité et singularité au cœur du séminaire de João de Pina-Cabral
La Chaire Eduardo Lourenço a accueilli, ce lundi 9 mars de 15h à 18h (salle D317, bâtiment Egger), la quatrième séance de son cycle Ariadne | Cin avec une conférence de l'anthropologue João de Pina-Cabral consacrée aux modes de singularité personnelle à São Tomé-et-Príncipe, suivie de la projection du documentaire Tchiloli, Máscaras e Mitos . Étudiants et enseignants-chercheurs en LLCER Portugais ont pu explorer la manière dont les Santoméens construisent et expriment leur identité à travers le nove-nove et le théâtre populaire du tchiloli . João de Pina-Cabral est professeur de recherche émérite à l'Institut des Sciences Sociales de l'Université de Lisbonne et professeur émérite d'anthropologie sociale à l'Université du Kent. Cofondateur et ancien président de l'Association Européenne des Anthropologues Sociaux (EASA) ainsi que de l'Association Portugaise d'Anthropologie, il a mené des travaux ethnographiques de longue durée au Portugal (Alto Minho), à Macao et à Bahia (Brésil). João de Pina-Cabral est l'auteur de Transcolonial (ICS, 2023) et de Metapersons: Transcendence and Life (HAU Books, 2026). Le nove-nove : construire sa singularité dans une société créole Sa conférence, intitulée « Être Nove-Nove : les modes de singularité personnelle à São Tomé-et-Príncipe », est partie de la relation entre Nove-Nove et les personnes qui consultent Nijo, un guérisseur de l’archipel. Nove-Nove y apparaît comme une entité présente dans la vie de ces personnes, qui leur parle, les conseille et les critique, ce qui conduit João de Pina-Cabral à interroger son éventuel statut de personne et les conditions de sa singularité personnelle. À partir de cet exemple, le chercheur a réfléchi à la manière dont, à São Tomé-et-Príncipe, la singularisation des personnes se fait toujours en tension avec la pluralité des présences, notamment celle des morts, pensés comme « tout autour de nous et en nous » Le tchiloli : un théâtre populaire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO La séance s'est poursuivie avec la projection intégrale du documentaire Tchiloli, Máscaras e Mitos (52 min, 2009), réalisé par Inês Gonçalves et Kiluanje Liberdade, produit par No Land Films. Le tchiloli , mot synonyme de « théâtre » en créole santoméen, est la manifestation culturelle la plus emblématique de São Tomé-et-Príncipe. une forme de théâtre en plein air mêlant jeu dramatique, danse et musique, qui met en scène La Tragédie du Marquis de Mantoue et de l'Empereur Charlemagne , une pièce d'origine médiévale européenne écrite vers 1540 par le dramaturge madérien Baltasar Dias et introduite dans l'archipel au XVIᵉ siècle. Les représentations, qui peuvent durer de cinq à six heures, se déroulent traditionnellement en saison sèche, lors des fêtes des saints patrons. En décembre 2025, l'UNESCO a inscrit le tchiloli sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, reconnaissant ainsi la richesse de cette tradition théâtrale unique. Le documentaire retrace cette histoire à travers les témoignages des acteurs, les costumes et les scènes de représentation, montrant comment cette tradition hybride constitue un pilier de l'identité culturelle santoméenne. Échanges sur l'oralité et la transmission culturelle Les échanges qui ont suivi ont porté sur le nove-nove comme manifestation de la singularité et de la pluralité identitaires, ainsi que sur la place de l'oralité dans la recherche académique. Étudiants et enseignants-chercheurs ont interrogé le conférencier sur les mécanismes de transmission culturelle du tchiloli au sein de la société santoméenne. João de Pina-Cabral a souligné que la tradition orale ne constitue pas seulement un objet d'étude, mais aussi une source méthodologique essentielle pour l'anthropologie, l'histoire et les études culturelles. Kalla Sow (Étudiante M1-LLCER)
- "Afriques hors d’Afrique" à l'IMAF
Vendredi 20 mars 2026, 14h-17h, MMSH ( Salle Georges Duby) Les séminaires de l'IMAF-Institut des mondes africains consacreront leur prochaine session à l' Afrique hors d'Afrique . Elle aura lieu le 20 mars entre 14h et 17h au MMSH avec les interventions suivantes : « L’Atlantique noir : circulations entre le Brésil et l’Afrique à l’époque de la traite négrière » Maria Fernanda Bicalho (Universidade Federal Fluminense) « L’Afrique orientale, extension territoriale de l’Estado da Índia : circulations entre Goa et l’île de Mozambique jusqu’à l’indépendance du Brésil (1822) » Ernestine Carreira (amU, IMAF)
- Le DEPB est présent au BTL en représentation d'amU
Nous sommes présents au BTL, le plus grand salon du tourisme en Europe, pour présenter à nouveau notre formation. Suivez-nous pour en savoir plus.
- Événements Ariadne | Cin
Le 9 mars, de 15h à 18h, Salle D317, Bâtiment Egger. Nous avons le plaisir de vous informer que la quatrième séance des Séminaires de la Chaire Eduardo Lourenço aura lieu le lundi 9 mars. À cette occasion, nous recevrons M. João Pina Cabral (Professeur de recherche émérite à l’Institut des sciences sociales de l’Université de Lisbonne et Professeur émérite d’anthropologie sociale à l’Université du Kent). Titre de la conférence : Être Nove-Nove : les modes de singularité personnelle à São Tomé-et-Príncipe La conférence sera suivie de la projection du documentaire : Tchiloli: Máscaras e Mitos , réalisé par Inês Gonçalves et Kiluanje Liberdade .












